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Bernard Spitz: « on achève bien les jeunes ! »

Les jeunes, en France, n’ont pour choix que de « se résigner, se battre ou s’en aller ». Bernard Spitz met cette phrase au futur, mais la réalité du présent 57023_prvest déjà celle-ci, celle de jeunes qui sont selon les cas:

  • chômeurs,
  • en cours d’études prolongées inutilement,
  • en stage ou service civique sous-payés
  • en CDD, sous-payés
  • en CDI, sous payés, avec des perspectives d’évolution peu réjouissantes,
  • en CDI à l’étranger, correctement payés, voire très bien payés, avec des perspectives d’avenir,
  • hors système, ne cherchant ni travail ni formation, ou encore … délinquants !

Nous devons cesser de tourner autour du pot. Malheureusement, chaque fois qu’on l’on évoque la nécessité de faire autre chose contre le chômage, la plupart des commentateurs, arc-boutés sur le système de protection sociale des 30 glorieuses, démolissent avec conviction toutes les propositions …

Ce n’est pas « une » mesure, une recette miraculeuse qu’il faut mettre en oeuvre contre le chômage des jeunes. Il faut mettre en oeuvre une batterie de mesures, en mettant de côté les idées préconçues et les idéologies.

Résumé du livre, par Arnaud Lavorel (AEF)

En parodiant le titre d’un livre d’Horace Mc Coy (1) qui place l’intrigue dans la grande dépression des années 1930, Bernard Spitz, président de la FFSA, donne le ton de son propos : dans une France qui ne leur réserve qu’une « place de supplétifs » et à défaut de changer notre modèle, les jeunes auront le choix suivant : « se résigner, se battre ou s’en aller ». « On achève bien les jeunes », écrit dix ans après « Le Papy-Krach » dans lequel le même auteur constatait que la France « était en train de sacrifier sa jeunesse », dresse le constat que « rien n’a changé, sauf en pire ». Au terme d’un réquisitoire sur la France d’aujourd’hui, Bernard Spitz fait 24 propositions qui pourraient inspirer un programme dans la perspective de 2017 « parce que le plus grand danger […] serait de négliger notre jeunesse ».