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Les milliards d’heures que l’économie marchande ignore

L’économie marchande est la partie émergée de l’iceberg des activités humaines. Comme l’iceberg flotte sur sa partie cachée, l’économie marchande surnage grâce à une multitude d’activités humaines qu’elle ignore et qu’elle ne sait pas mesurer.

Bien qu’elles ne soient pas mesurables, ces activités humaines représentent une masse de temps bien supérieure à la masse du temps travaillé et rémunéré, comme la partie invisible de l’iceberg est plus vaste que sa partie émergée. En France, l’INSEE estime le travail dit « domestique » entre 42 et 77 milliards d’heures par an, pour un temps de travail salarié évalué à 38 milliards d’heures[1].

C’est cette activité humaine cachée que l’EchangeHeure veut encourager et rendre visible.

La « core economy »

Edgar Cahn a formulé le concept de « Core Economy »[2], que l’on pourrait traduire imparfaitement en français par « économie de base » ou « économie fondamentale ». La Core Economy est celle de la famille, du voisinage, de la collectivité et des droits civils. Cette économie produit l’attention aux enfants, à la famille, aux personnes âgées, le dynamisme et la sécurité du voisinage, la démocratie et les droits civils au sein de la collectivité. Elle est la partie cachée de l’iceberg, la fondation à partir de laquelle l’économie de marché s’est développée dans ses deux composantes, privée et publique. Elle n’est pas incluse dans les statistiques du PIB (produit intérieur brut). Si on la chiffrait, elle pourrait représenter au moins 40% de l’activité humaine globale (PIB + Core Economy).

L’entraide et l’échange associatif local appartiennent à cette « core economy »

 

 

[1] INSEE Première, N° 1423 – Novembre 2012

[2] Cahn Edgar (2006), Priceless money: Banking Time for Changing Times, Timebanks USA Washington, 27p